Une prière de Ch. Delhez
Quand la mort approchera, j’aimerais pouvoir croire, plus que jamais, que la semence jetée en terre par le travail de ma vie germera.
Je voudrais ne pas être désabusé, désespéré ou résigné. Rien n’est perdu de tout acte de bonté, de toute pensée d’amour, de tout regard de tendresse.
Je voudrais aller joyeusement vers le Seigneur tout en sachant que je n’aurai pas fait tout ce que j’aurais pu ou dû faire.
Qu’au moment où ma vie deviendra davantage passive, ce qui a été vécu dans l’action trouve son achèvement… « Quand les feuilles tombent, les fruits mûrissent ».
Puissé-je aussi, à cette étape, donner la priorité à la prière, alors que je l’ai si souvent donnée à l’action.
J’aimerais également, rester partie prenante d’une communauté chrétienne et m’y faire discret, mais présent par ma prière et ma participation aux peines et aux joies de chacun.
Bien sûr, j’espère ne pas trop souffrir lors des dernières heures. Mais si la maladie et la souffrance sont alors mon lot, j’aimerais les vivre en communion avec Celui qui, sans les sacraliser pour autant, les a transfigurées d’amour.
Bref, je voudrais marcher vers l’Éternité non à reculons, mais en regardant vers l’avant, les yeux tournés vers le Seigneur qui m’y donne rendez-vous et j’aimerais me préparer, sans culpabilité maladive, à recevoir son pardon.
Le ciel n’est en effet pas un dû, mais un cadeau autant immérité que généreusement offert.
Photo de la classe de rhéto de Charles en 1969 chez le Père Pilette

Photo envoyée à l’AESM par Xavier VOTRON qui fut dans la même classe de Charles durant toutes les humanités. Charles se trouve le 1er à gauche de la 4ème rangée et Xavier au 2ème rang, 4ème à partir de la droite.
